Le général comte Le Marois : aide de camp de l'Empereur

Le général comte Le Marois : aide de camp de l'Empereur

Le général comte Le Marois : aide de camp de l'Empereur
Éditeur: Isoète
2011194 pagesISBN 9782357760288
Format: BrochéLangue : Français

Jean, Léonor, Le Marois (Lemarois) est né le 17 mars 1776 à Bricquebec

dans la Manche. Engagé à 16 ans dans la garde nationale de sa

commune, il devient lieutenant l'année suivante. Affecté à l'état-major

de l'armée de l'Intérieur en 1795, il participe au 13 vendémiaire et devient

aide de camp de Bonaparte. Il le restera jusqu'à la chute de l'Empire.

Celui-ci le choisit pour être témoin de son mariage avec Joséphine

de Beauharnais. Il participe à la campagne d'Italie, où il s'illustre à la

bataille de Lodi. A Roveredo, il bouscule une colonne autrichienne et

manque d'être tué. Il fait preuve aussi d'un courage exemplaire à la bataille

du pont d'Arcole.

Le 30 déc. 1796, il présente au Directoire les drapeaux pris à l'ennemi

et devient chef de bataillon à l'âge de vingt ans. Ses nombreuses blessures

l'empêchent de prendre part à la campagne d'Egypte, mais dès le retour

de Bonaparte, il reprend ses fonctions d'aide de camp. Après la bataille

de Marengo, il devient, à vingt-quatre ans, chef de brigade (colonel).

Durant le Consulat, il est un des familiers de la Malmaison.

En 1803, il est nommé général de brigade. En 1805, après la bataille

d'Austerlitz, il devient général de division à vingt-neuf ans. En 1806, il

est blessé à la bataille d'Iéna. En 1807, il est élu député de la Manche et

devient un des vice-présidents de l'Assemblée.

Titré comte de l'Empire en 1808, il est Grand officier de la Légion

d'honneur. Successivement gouverneur de Wittenberg, de Varsovie et

d'Ancône ; commandant du camp de Boulogne ; puis commandant supérieur

du Grand duché de Varsovie ; il achèvera sa carrière militaire par

une résistance héroïque à Magdebourg. C'est à cette occasion que Napoléon

lui écrira : « Ce n'est pas possible m'écrivez-vous ; cela n'est pas

français ! » Durant les Cent-jours il sera élevé à la dignité de pair de

France. Admis à la retraite comme lieutenant général en 1832 ; il meurt

à Paris le 13 octobre 1836.

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