Sonate pour un homme immoral

Sonate pour un homme immoral
M. Petrovic, monument d'immoralité vivant dans une retraite extrême, se plaît à mettre sa vie en scène. À travers 99 chapitres étalés de mars à septembre d'une même année au début du XXI<sup>e</sup> siècle, Petrovic interprète les derniers actes de sa vie, ou plutôt : il exécute une sonate funèbre en l'honneur de son existence immorale, une sonate en trois mouvements clôturée par un adagio sostenuto.
Monsieur Petrovic ressemble à la ville de Troie : meurtrie et souillée. Il a pourtant soutenu le siège durant des années avant que ne pénètre en lui la belle Marina - une manipulatrice qui ébranla son équilibre intérieur et parvint à le détruire. La souffrance et la chute de cet homme autrefois puissant, ancien homme de confiance du Parti socialiste serbe qui a sali tout ce qu'il a touché, finissent par provoquer la sympathie du lecteur, même s'il avait d'abord été révulsé par cet homme immoral.