Le souffle du pays. Nabd el jazirah

Le souffle du pays
Nabd El Jazirah
La terre questionne les hommes, les rappelant à l'ordre. A la table des comptes !
La peur de l'île franchit rivières, forêts et mornes. La terre tremble. Puis se calme.
Les pieds des hommes battent la cadence du dernier adieu célébrant le poète disparu.
Les corps balancent, les voix s'élèvent, réclamant : Egalité ! Non à la précarité !
La voix se promène dans l'île cherchant le lopin de terre des derniers jours et dansant le vaudou.
La langue commente le temps : Hazzah Mich Zelzal - Tremblement sans apocalypse. Qu'importe la langue, pourvu qu'elle soit humaine. L'oeil interroge le jeu des identités.
Aux temps un et deux, trois et quatre, succède la suite du temps. Sans chronologie. La chronologie n'est qu'humaine.
Le poète dit à la femme : Va, vis à la table du festin et deviens qui tu veux.
La femme dit au tout-monde : Je te salue et te respecte dans le marc de mon café - A la renverse de la géographie qu'offre la tasse - A l'amertume du goût de l'Orient - En couleurs rastafari de chenilles immortelles - A la façon des seigneurs du désert - A la façon des hommes des bois.
Nabd El Jazirah, c'est le souffle de l'île.
El Rajjah, c'est au delà de l'espoir.
Que nous vienne la suite du temps qui fut ! Et que soit la résilience ! Yallah !