Les cicatrices du vent : itinérance d'une identité

Les cicatrices du vent : itinérance d'une identité

Les cicatrices du vent : itinérance d'une identité
Éditeur: le Fantascope
2008221 pagesISBN 9782357240025
Format: BrochéLangue : Français

Avec des cicatrices pour identité et un réservoir de soleil pour tout bagage, Yves Gazzo a su, tout au long

de sa vie, coller aux situations et observer la complexité des systèmes humains, en se détachant des sphères

bureaucratiques et des corporatismes. La découverte des autres, de pays et de coutumes, de systèmes politiques

variés, d'identités multiples, assimilées, aliénées, meurtries, métissées, déplacées, le place au coeur d'une quête qui

rejoint et dépasse parfois son aventure personnelle. Témoin privilégié de certains mouvements de l'histoire, parfois

acteur d'épisodes épiques, l'auteur nous livre un récit prenant, mélange d'anecdotes et d'analyses. Il apporte ainsi

des éclairages inattendus sur les événements et ouvre des champs de réflexion d'une brûlante actualité.

Il nous invite à reconsidérer l'évolution souhaitée de nos sociétés, qui n'est pas sans influence sur la façon dont

les identités individuelles se façonnent, s'affirment ou chancellent... Yves Gazzo a comparé, rapproché et confronté

sa propre identité à celles qu'il a rencontrées et observées. L'identité n'est pas qu'un héritage, elle s'acquiert,

se conquiert, s'affirme, se perd, se modifie, se conjugue ou s'oppose en laissant son lot de cicatrices. Aujourd'hui

l'identité itinérante, à l'instar du nomade, a de plus en plus de mal à voyager ; on assiste plutôt au renforcement

d'identités, de regroupements, sur des bases historiques, ethniques etc... Cette tendance pourrait être conciliable

avec le concept de la nation tel que développé par Renan (une volonté de vivre ensemble), une formule qui peut

être étendue à d'autres ensembles, tels que l'Europe ; si ce n'est que depuis quelques temps déjà, revient en force

une autre identité itinérante, s'appuyant sur la, les religions ; volonté de vivre ensemble aussi, mais en excluant

les autres. Y a-t-il pour autant un déterminisme irréversible nous menant au «clash des civilisations» ?

Non si l'ouverture aux autres est cultivée et partagée de façon volontariste en associant les sociétés qui nous sont

voisines, à travers des programmes qui intégreraient, outre des systèmes, l'Homme lui-même, qui doit rester

«l'axe et la flèche de l'évolution» comme souligné par Teilhard de Chardin, un Homme qui, par frustration,

pourrait devenir vecteur de destruction.

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