La grande dévalorisation : pourquoi la spéculation et la dette de l’État ne sont pas les causes de la crise

La grande dévalorisation : pourquoi la spéculation et la dette de l’État ne sont pas les causes de la crise

La grande dévalorisation : pourquoi la spéculation et la dette de l’État ne sont pas les causes de la crise
Éditeur: Post-éditions
2014347 pagesISBN 9791092616033
Format: BrochéLangue : Français

Qui porte la responsabilité de la crise financière et économique de

2008 ? Les «banquiers cupides» ou les États endettés jusqu'au cou ? Selon

Ernst Lohoff et Norbert Trenkle, théoriciens allemands du groupe-revue

Krisis , la cause de la crise est bien plus profonde. L'énorme gonflement des

marchés financiers des trois dernières décennies est une conséquence

de la crise structurelle fondamentale du mode de production capitaliste,

dont l'origine remonte aux années 1970. La troisième révolution

industrielle qui se met alors en place entraîne une éviction accélérée

de la force de travail hors de la production, sapant ainsi les bases de la

valorisation du capital au sein de «l'économie réelle». La crise structurelle

de la valorisation du capital n'a pu être ajournée depuis qu'en ayant

massivement recours, à travers le crédit et la spéculation, à la capture

anticipée de valeur future. Le concept de «capital fictif» est fondamental

pour comprendre le procès de crise actuel. Après la crise de

2008, l'effondrement catastrophique du système capitaliste mondial

n'a pu être empêché que par une intervention massive des États et des

banques centrales. Si l'on doit à présent subir les conséquences de cette

crise, sous la forme des «politiques d'austérité» imposées à la société,

ce n'est pas parce que nous aurions vécu «au-dessus de nos moyens»

et qu'il conviendrait de se «serrer la ceinture». La société vit bien au

contraire largement au-dessous des possibilités créées par les nouveaux

potentiels de productivité ; seulement, ils se transforment toujours

davantage en forces destructives au sein du système capitaliste. La société

est désormais trop riche pour le capitalisme. L'analyse originale de la

crise développée ici se fonde sur une lecture de la théorie marxienne qui

s'oppose en de nombreux points au marxisme traditionnel et à l'actuelle

«renaissance de Marx». Ici, Marx n'est pas le théoricien de la lutte des

classes mais celui qui développa la critique radicale d'une société fondée

sur la production de marchandises et appelée à buter sur ses propres

contradictions. Les auteurs renouent avec cette pensée et l'étayent de

façon détaillée et documentée. Il en résulte une analyse de la crise qui

s'oppose à tout ce qui s'échange actuellement sur le marché des idées.

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