Financement et tarification des établissements et services sociaux et médico-sociaux

Les développements récents de nouvelles modalités de
tarification dites «à l'activité», «en fonction des besoins
des personnes», «à la prestation» sont plutôt mal perçus
: ils marqueraient l'introduction du néo-libéralisme
économique dans le secteur social.
Pourtant, ces nouvelles modalités de tarification, le
renouveau de la coopération entre les acteurs et la
contractualisation pluriannuelle permettent, au contraire,
au secteur social et médico-social de renouer avec les
sources originelles de l'économie sociale en actualisant
la réponse à la question du «pourquoi s'associer ?».
L'actuelle régulation tutélaire et bureaucratique ne peut
qu'imploser. Les acteurs du secteur social ont entre leurs
mains l'alternative entre une implosion «sur la droite»,
à savoir une «régulation marchande», ou «sur la gauche»,
à savoir une «régulation sociale contractuelle».
La réponse à la crise à la fois identitaire et financière
que connaît le secteur social ne sera pas néolibérale si
les acteurs dépassent les intérêts corporatistes qui pourraient
leur faire préférer le maintien de l'actuel statu quo.
Telle est la conviction que l'auteur partage ici avec tous
ceux qui ont en charge un domaine fondamental de notre
démocratie.