Le droit congolais de la famille et la procréation médicalement assistée

Le droit congolais de la famille et la procréation médicalement assistée
La lutte contre la stérilité ne cesse d'interpeller les scientifiques en levant le voile sur le secret de la reproduction.
Les techniques nouvelles d'assistance médicale à la fécondation ne constituent qu'un palliatif à la stérilité, faute de guérison. Cette thérapeutique de substitution présente néanmoins le risque de subvertir l'arsenal juridique, de bouleverser la parentalité, de falsifier l'identité et de dépersonnaliser le sujet humain en échange du désir narcissique de procréer. Suffit-il de renier le réel pour que triomphe l'irréel, le fictif, fût-ce au prix d'une erreur humaine ou d'un aveu d'impuissance ?
Il y a au coeur de la bataille contre la stérilité la redéfinition de la symbolique de la paternité. La procréation médicalement assistée renouvelle l'image emblématique au père procréateur, ce passeur de vie et médiateur de l'altérité de l'origine, à la condition que lui soit dénié le droit absolu de désavouer inopportunément l'enfant conçu par la magie de la science.
La revalorisation de l'homme en tant que merveille architecturale de la création, incomparable dans sa complexité, est le meilleur gage de succès dans l'exploitation présente de ses immenses potentialités.
C'est à l'aune de cette prise de conscience indissociable à tout progrès humain véritable que sera jaugée l'opportunité du recours aux méthodes récentes de la reproduction.