Le dernier shogun

Certaines vies ressemblent à des
romans.
Ainsi en va-t-il de la vie de Yoshinobu,
qui devint shôgun non grâce à sa naissance
mais à ses talents, et qui, malgré son
orgueil de guerrier, préféra la voie de la
paix au tumulte des armes.
Yoshinobu fut, à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle,
le dernier shôgun du Japon féodal.
Shiba - auteur de nombreux romans
populaires historiques - nous raconte ici
les ultimes soubresauts d'un empire qui
va s'effondrer, les rivalités de clans et les
luttes de palais.
A travers sa carrière mouvementée dans
un monde en pleine mutation, se dessine
le portrait attachant d'un homme solitaire,
d'un shôgun éclairé, d'un politicien
visionnaire évoluant au milieu de nobles
de cour décadents et de samouraïs dévorés
d'ambition.
Mort en 1913, le dernier shôgun a été le
témoin de la naissance du Japon moderne,
et vu l'ancien Edo devenir peu à peu ce
Tôkyô nostalgique du début du XX<sup>e</sup> siècle,
si magistralement décrit par Kawabata,
Sôseki ou Kafû.