J'ai travaillé pour la propagande chinoise : une journaliste française raconte son immersion dans une radio d'Etat

Découvrir la Chine en travaillant au service d'un média d'État,
voilà une proposition délicate pour une jeune journaliste parisienne.
Anne Soëtemondt a pourtant accepté de passer un an à
Radio Chine Internationale, embauchée comme «experte» au
service français. Elle corrige les dépêches traduites du chinois et
anime des programmes de radio.
Surtout, elle concentre son regard sur cette entreprise publique,
énorme outil de propagande du régime. En tenant un blog - son
vrai espace de parole -, elle raconte, entre fous rires et crises de
nerfs, les soirées karaoké arrosées en compagnie d'officiels fous
d'Édith Piaf, les faux voyages de presse, la liberté paradoxale
dont jouissent ses collègues au nom de l'harmonie collective,
mais aussi, chaque jour, la peur d'être surveillée. Elle décrit les
mécanismes de contrôle de l'information, les méthodes de corruption
et le favoritisme envers les membres du Parti, ainsi qu'une
population pas dupe du système qui a appris à le détourner.
Un témoignage en immersion qui dévoile une Chine où les
effets du dépaysement ne masquent pas la réalité de la censure et
d'une oppression généralisée.