Casanova et la belle Montpelliéraine

Casanova et la belle Montpelliéraine
Si, écrivant ses Mémoires , Casanova se faisait un devoir de masquer le nom de ses diverses maîtresses, ce n'est certainement pas, aujourd'hui, faire injure à celles-ci que de chercher à les tirer de l'anonymat. Ainsi, depuis longtemps déjà, les casanovistes sont parvenus à déjouer les divers stratagèmes imaginés par le galantuomo afin de protéger la réputation des femmes qu'il a aimées. Pour certaines toutefois le mystère s'est avéré plus malaisé à lever. À preuve cette Montpelliéraine que Casanova rencontra à Londres, en 1763 ; qui devint sa maîtresse à Dresde, trois ans plus tard ; puis qu'il retrouva à Montpellier, en 1769. « Une des plus jolies femmes de toute la France », écrit-il dans son livre. Étrangement, il aura fallu attendre la fin du XX<sup>e</sup> siècle et le bicentenaire de la mort du Vénitien pour que la belle Montpelliéraine recouvre enfin son identité. C'est la quête de celle-ci qui constitue le sujet de ce petit livre.