L'annonce faite à Muriel

Seule depuis son divorce. Muriel mène une vie sans histoire. Ses
amies et ses proches essaient de la persuader de refaire sa vie
mais Muriel ne les écoute pas. Désormais, elle est habituée à sa
solitude et vit très bien comme ça. De toute façon, aucun homme
ne lui avoue sa flamme.
Aucun homme ? Pas si sûr car lors du trajet en train qui l'amène
de son domicile à son travail, la jeune femme découvre
l'inscription «Muriel je t'aime» peinte sur un transformateur. Ce
message d'amour ne pouvant être lu que depuis le train, Muriel
se pose deux questions : Est-ce que cette déclaration lui est
destinée ? Si oui, qui est l'auteur de la phrase ?
Chronique d'aujourd'hui, ce petit récit s'efforce de varier les
regards sur la vie pour en donner, au final, une image heureuse,
sur fond de pastiche flaubertien.
« La vie est bien mal faite, seriez-vous alors tenté de dire ? Non,
la vie est ainsi faite... Ni bonne ni mauvaise. C'est à eux, à Muriel,
à Jean-Marc et aux autres de la faire belle ou vilaine, chouette ou
moche si vous préférez. A nous également. Et si nous ne savons
pas, il ne nous reste qu'à l'apprendre comme elle vient, qu'à la
prendre comme elle veut bien, la vie, sans récriminer contre elle
qui n'en peut mais. Elle fait ce qu'elle peut, la vie. Mais elle n'est
pas le Bon Dieu, elle est beaucoup mieux. La vie, simplement. Et
en plus, elle nous dispense de la majuscule ! » (extrait)
Bourbonnais d'origine officielle (il est né en 1949 dans l'Allier), grec de
coeur. Jean-Pierre Faure enseigne le français dans un lycée de
l'agglomération clermontoise et à la faculté des Lettres, où il est chargé
de cours.
Il a jusqu'alors écrit - en guise d'échauffement sans doute - quelques
petits textes pour enfants et des nouvelles où il se plaît à varier les tons et
les genres : fantaisiste ou nostalgique, érotique ou satirique...
Ce court récit, inspiré véritablement d'un graffiti sur un transformateur
électrique - désormais classé monument historique - d'une vallée
pyrénéenne, est son premier roman.