Revue africaine, n° 4. Civilisation de l'oralité et fixation de la mémoire

Comment peut-on s'assurer de la pérennité de la parole dans l'histoire ?
Comment s'opère le travail d'archivage des faits anciens ? Peut-on parler de
l'universalité des textes oraux ? Autant de questions que la première partie de
ce numéro de la Revue Africaine tente de résoudre en se proposant d'examiner
la valeur de la tradition orale dans la recherche scientifique, philosophique,
artistique, littéraire, linguistique, sociologique... Il ne s'agit pas de mettre
l'oralité face à l'écriture mais de montrer qu'il y a bien dans l'oralité des
procédés et des mécanismes qui permettent de fixer, de mémoriser et de
transmettre un fait historique.
La deuxième partie de ce numéro est consacrée à des articles
plurithématiques : la piraterie en Somalie, l'Afrique et la mondialisation,
Nelson Mandela ou la force de la conscience et de la liberté, l'image du Noir
dans le roman hugolien et Tengãna et Tense à Koudougou, une fête coutumière
à l'épreuve du temps.