Le mobilier français du musée Jacquemart-André (Paris)

Le mobilier français du musée Jacquemart-André (Paris)

Le mobilier français du musée Jacquemart-André (Paris)
Éditeur: Faton
2006261 pagesISBN 9782878440775
Format: BrochéLangue : Français

«Chaque salle renferme un chef-d'oeuvre de l'art du mobilier qui force l'attention : dans le salon des Tapisseries,

le magnifique cartonnier-secrétaire de Joseph, aux bronzes spectaculaires, et le régulateur de Nicolas Petit ;

dans le cabinet de travail, la belle commode rocaille à marqueterie de fleurs attribuée à Joseph et le bureau plat

en laque ; dans le boudoir, la commode de Roussel à marqueterie de natures mortes et à pieds terminés par des grecques

en bronze, incarnation du style Transition, peut-être le meuble le plus connu du musée ; dans la chambre

de M<sup>me</sup> André, la commode en laque de Deforge, et dans l'antichambre, la commode de Cressent-Garnier.

Les meubles vedettes sont entourés d'un ensemble d'oeuvres qui, par leurs auteurs, la variété de leurs types, de leurs

matières, de leurs décors, contribuent à faire de la collection du musée Jacquemart-André une synthèse représentative

de l'histoire du mobilier français du XVIII<sup>e</sup> siècle, dans le domaine de l'ébénisterie comme dans celui des sièges.»

Ajoutons à ces chefs-d'oeuvre cités par Daniel Alcouffe dans sa préface de l'ouvrage le cabinet offert par le Roi-Soleil

à Mademoiselle de Fontanges, oeuvre exceptionnelle de Pierre Gole récemment restaurée et enfin sortie des réserves.

Le 7 mai 1876, Édouard André inaugurait brillamment son hôtel particulier parisien, véritable palais construit et décoré

dans le goût du XVIII<sup>e</sup> siècle par l'architecte Henri Parent.

À partir de 1880, il entreprit de faire de l'ameublement de son hôtel une vitrine de la création française des origines

au XVIII<sup>e</sup> siècle, rivalisant dans ses achats auprès des antiquaires parisiens avec Richard Wallace qui constituait alors

la célèbre collection londonienne.

Après sa mort survenue en 1894, sa femme Nélie André, dont il avait fait sa légataire universelle, continua à enrichir

les collections de son hôtel parisien et de sa résidence des champs à Chaalis. Elle mourut en 1912, ayant légué

ses demeures et ses collections à l'Institut de France qui, l'année suivante, ouvrit au public le musée Jacquemart-André.

Après la réouverture du musée en 1996, au terme de travaux de rénovation, un comité composé de mécènes

et d'historiens d'art a entrepris et mené à bien la restauration de quelques-uns des chefs-d'oeuvre du mobilier

de Jacquemart-André. Le moment était donc venu pour que cette collection, jusqu'à ce jour en grande partie inédite,

fasse l'objet d'une présentation complète dans un livre d'art richement illustré.

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