Cahiers épistémo-logiques, n° 4. Karl Raimund Popper, une épistémologie sans visage et sans rivage (1) : critiques(s), controverse(s) et confrontation(s)

Les contributeurs à cet ouvrage revisitent l'épistémologie sans sujet
connaissant de Karl Raimund Popper. Ils en arrivent respectivement à deux
choses : un constat et une question à laquelle ils tentent de répondre en
deux volumes. Le premier volume est intitulé Critique(s), Controverse(s) et
Confrontation(s) avec l'épistémologie sans sujet connaissant de Karl Raimund
Popper. Le second quant à lui est un ensemble d' Analyses et de Perspectives.
Le constat est que l'épistémologie de Popper est, de nos jours et de
plus en plus, mésinterprétée. On lui donne plusieurs sens, même les plus
contradictoires. Ils circonscrivent cet état de choses comme un «défi»
qu'ils s'efforcent de relever. Leurs efforts respectifs sont couronnés par la
conviction que : l'épistémologie de Popper est, finalement, «sans visage» -
car elle parcourt la plupart des champs de la connaissance humaine -, puis
«sans rivage» - car elle serait normativement sans borne. La question
principale qu'ils se posent est celle de savoir si l'on peut aujourd'hui faire de
l'épistémologie sans Karl Popper après Karl Popper.
L'ouvrage présente des contributions originales en trois langues : le
français, l'anglais et l'italien, chacun des contributeurs ayant utilisé la langue
dans laquelle il s'est cru tout aise.
Ce premier volume expose d'abord une critique que Susan Haack formule
contre l'épistémologie de Popper, à laquelle répondent respectivement par
une sorte de plaidoyer : Carlos Verdugo, Daniel Pimbe, Joseph Agassi, Jacques
Batieno, Jeremy Shearmur, Emmanuel M. Banywesize, Dario Antiseri ; ensuite une
somme de confrontations avec l'épistémologie de Popper que recapitalisent
Marcel Nguimbi , Auguste Nsonsissa et Fabrice Moussiessi.