Dresseuse d'anges

Anna de T. est une jeune bourgeoise dominatrice, perverse et
éclectique. Très perverse ; très éclectique. Elle mange à tous
les râteliers. Garçons ou filles. Elle commence par dresser sa
jeune bonne, Amélie Morel, une rustaude fraîchement débarquée
de sa Normandie natale et qui n'est pas du tout, loin s'en
faut, une bécassine. Sous le fouet du plaisir, la rusée coquine
va vite prendre du galon et devenir la fieffée petite salope bien
soumise qu'Anna de T. rêvait d'avoir à sa disposition pour
jouer à la poupée qui baise. Côté garçon, notre bonne Anna
(façon de parler) jette son dévolu sur un timide apprenti jockey,
le tendre Arsène. Ce serait un poupon rêvé, ce jeune
homme, pour l'adjoindre à sa ménagerie. Et donc... on commence
par faire du cheval... et on finit par faire du jockey. Vous
me suivez, non ? Ce n'est pas limpide ? Vous m'en voyez
désolé. Dans ce cas, achetez ce foutu bouquin du vicieux Jackie
Bruges, et lisez-le. Au prix où on le vend, c'est donné,
croyez-moi.