Les monastères d'Alsace. Vol. 3. Monastères et prieurés bénédictins, abbayes et monastères de bénédictines des origines à la Révolution française

Les monastères d'Alsace. Vol. 3. Monastères et prieurés bénédictins, abbayes et monastères de bénédictines des origines à la Révolution française

Les monastères d'Alsace. Vol. 3. Monastères et prieurés bénédictins, abbayes et monastères de bénédictines des origines à la Révolution française
Éditeur: Ed. du Signe
2010743 pagesISBN 9782746823693
Format: ReliéLangue : Français

Le troisième tome des Monastères d'Alsace groupe les abbayes secondaires et

les prieurés de bénédictins, ainsi que les abbayes et les monastères de bénédictines,

antérieurs à la Révolution française. Les titres recouvrent des réalités fort différentes.

Les monastères de bénédictins désignent des établissements monastiques de courte

durée ou de moindre importance. Situé en un endroit difficile à localiser, le monastère

d'Alanesberg fut transféré en 959 à Lure (Haute-Saône) et devint l'ancêtre de cette abbaye.

Fondé en 749 en Alsace par le noble Ruthard, promoteur des intérêts carolingiens en

Alémanie, le monastère d'Arnulfsau fut déplacé, après une courte existence, à Schwarzach

sur la rive droite du Rhin. Issu d'une expérience érémitique au début du XII<sup>e</sup> siècle,

le monastère de Saint-Léonard près de Boersch adopta au début du XIII<sup>e</sup> siècle le statut

d'un chapitre canonial.

Le titre de prieuré désigne un établissement monastique dépendant d'une abbaye.

À l'intérieur d'une même dénomination se révèlent des communautés diverses et

mouvantes. En gros, l'on peut distinguer, bien que le vocabulaire soit moderne, deux sortes

d'institutions prieurales : les prieurés conventuels et les prieurés simples.

Les premiers jouissent d'une semi-indépendance. Les seconds dépendent étroitement

de leur supérieur, abbé ou prieur conventuel, de tutelle. Les prieurés d'Echery-le-Vieux

près de Saint-Marie-aux-Mines, de Saint-Maximin à Feldkirch près de Niedernai, de Saint-Alexandre

de Lièpvre, de Saint-Valentin de Rouffach et de Sainte-Foy à Sélestat entrent

dans la première série. Le prieuré de Saint-Quirin, situé dans l'actuel département de la

Moselle, doit être retenu en raison de ses liens avec la maison-mère de Marmoutier.

Les prieurés de Notre-Dame de Laubenheim, de Saint-Hippolyte, de Saint-Maurice

à Sigolsheim, de la Sainte-Trinité à Strasbourg et de Saint-Maurice dans le Val de Villé

répondent à la seconde dénomination. Les prieurés de Saint-Nicolas-des-Bois près de

Rougemont-le-Château et de Saint-Nicolas de Meroux, actuellement au Territoire de Belfort,

faisaient partie du réseau alsacien. Inversement, le prieuré du Saint-Sauveur à Vipucelle,

dans la vallée de la Bruche, autrefois lorrain, fut rattaché a posteriori à l'Alsace en 1871.

Le titre d'abbayes et de monastères de bénédictines recouvre également des formes

institutionnelles fort variées. Méritent le titre d'abbaye, les communautés que les documents

authentiques désignaient comme telles ou dont les supérieures portaient officiellement

le titre d'abbesse. Les communautés de Biblisheim, de Sainte-Sophie d'Eschau, de Sainte-Marie

d'Ottmarsheim, de Sainte-Croix-en-Plaine, de Saint-Jean-Baptise à Saint-Jean-Saverne,

de Saint-Gangolf à Graufthal, de Notre-Dame d'Herbitzheim - les deux dernières

autrefois dans le diocèse de Metz - entrent dans la première catégorie. La supérieure

de Sindelsberg, dépendante de Marmoutier, porte seulement le titre de magistra, usuel

dans les communautés de clunisiennes.

Saint-Marc au-dessus de Gueberschwihr offre une évolution institutionnelle contrastée :

peut-être, un premier groupe de religieux, puis, certainement, une communauté de

moniales au début du XII<sup>e</sup> siècle. Après leur extinction au milieu du XIV<sup>e</sup> siècle, l'abbaye

Sankt Georgen en Forêt-Noire y établit une prévôté. Celle-ci fut acquise par l'abbaye

d'Ebersmunster au milieu du XVIII<sup>e</sup> siècle.

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