Le bottier René, de Mauzé, ville rouge, à Paris sous la Commune

Le Bottier René de Mauzé, ville rouge, à Paris sous la Commune
Conte historique
« - Si tu as faim, tu ne peux pas mieux tomber, bienvenue à la Marmite !
L'homme le fait rentrer à l'abri du froid.
- Eugène Varlin, relieur. Et toi gamin ?
- René Fragnau, apprenti bottier chez mon père. Un jour, je serai compagnon. »
Ce conte est inspiré de la vie de mon arrière-grand-père, adolescent communard, né dans les Deux-Sèvres.
En seconde partie, la genèse de cette fiction en précise les éléments biographiques et les événements historiques, en particulier la place des enfants dans l'insurrection.
Né à Mauzé-sur-le-Mignon, le bottier René était petit-fils de vigneron. Il vivait à Paris vers Saint Sulpice pendant la Commune de 1871. Après une enfance bercée par Claude Durand, le chansonnier vigneron révolutionnaire de 1848 exilé avec Victor Hugo, il a naturellement soutenu l'insurrection. Un soldat l'a sauvé lors de la semaine sanglante. En 1903, il serait mort d'un refroidissement après avoir prononcé l'oraison funèbre d'un frère maçon devant le mur des Fédérés. Son petit-fils, mon père, sera également maçon.