Ecrits sur le cinéma et la photographie. Vol. 2. L'empreinte et le tremblement. Faire le noir

Fabriquer, produire des images, tel est le pouvoir
de la photographie et du cinéma : saisir
l'insaisissable, faire surgir du visible ce qui n'est
d'abord présent que dans l'imaginaire, ce qui
persiste ou se transforme. L'appareil photo
et la caméra sont ces objets magiques qui dotent
celui qui les possède et qui sait s'en servir
du pouvoir de mettre en scène le monde et les êtres
selon sa fantaisie.
Après Les Laboratoires du temps , image après
image, du cinéma à la photographie, de la littérature
à la danse, de la sculpture à la musique,
Alain Fleischer, dans L'Empreinte et le tremblement ,
puis Faire le noir , mêle à nouveau les arts et
réinvente son itinéraire comme autant d'empreintes
arrêtées au fil et au hasard d'une réflexion
qui n'a cessé d'accompagner sa pratique
de la photographie et du cinéma.