Francis Gruber, l'oeil à vif

Cet ouvrage, le plus complet sur cet artiste trop tôt disparu, propose un ensemble d'études
et de nombreuses reproductions d'oeuvres, tant de Francis Gruber que de ses amis.
« [...] quand je fus à Paris, j'ai découvert Gruber et j'ai trouvé que c'était une peinture très
intéressante [...]. Jeune peintre, on ne pouvait être adepte de Picasso. Certes, on pouvait
l'être, mais on ne le faisait pas. Tous le savaient bien : les jeunes peintres tombent très vite
sous la dépendance de leurs héros et dès lors il valait mieux tomber autant que possible
sous la dépendance d'un héros que personne ne connaît, pas d'un héros au grand pied.
Car dans la tête il y a beaucoup de jeux, ou de mécanismes. Cet intérêt pour les marginaux
s'explique aussi par le fait que tout ce qui est officiel n'était pas notre affaire ; nous étions
dans une autre situation et, là, Gruber tombait à pic. » Georg Baselitz, 2008