La politique de la ville entre ombres et lumières

La politique de la ville présente un profil singulier dans la mesure où elle
relève d'une démarche interministérielle. Action transversale, la politique
de la ville a été pensée pour «reconnecter» les populations endogènes
avec un droit commun défaillant en mobilisant des dispositifs relevant de
ministères régaliens. Or l'interministérialité n'est pas un réflexe politique
naturel ; ce travail en commun est un combat permanent. Les fondateurs
de la politique de la ville ont toujours insisté sur la nécessité de mettre en
oeuvre une forme d'utopie réformatrice de l'action de l'État pour remettre à
niveau les quartiers difficiles.
Modestement, cet ouvrage se propose de tirer un bilan de près de 30 ans de
politique de la ville et de chercher dans les orientations de l'actuel «Plan
Espoir Banlieues» proposé par la secrétaire d'État à la Ville, Fadela Amara,
des raisons de croire à l'utilité d'une politique publique si injustement
décriée.