L'héritage de Philidor

Musicien renommé, François André Danican Philidor (1726-1795) était aussi, de très
loin, le meilleur joueur d'échecs du XVIII<sup>e</sup> siècle. Aujourd'hui, il reste surtout connu
pour sa maxime, "les pions sont l'âme des échecs", qui résume l'une des phrases de
L'analyse des échecs. Dans son livre, Philidor est le premier à dégager des principes
généraux de conduite de la partie et donc à fournir à ses lecteurs une véritable
méthode de jeu.
S'appuyant sur une connaissance exceptionnelle de l'histoire des idées aux échecs,
le grand maître Juraj Nikolac montre que Philidor, faute de rencontrer assez de
résistance, n'a pu tester dans la pratique toute la pertinence de ses idées, et que
celles-ci ont évolué jusqu'à nos jours au fil d'une relation toujours plus complexe
entre règles générales et approche concrète fondée sur le calcul des variantes.
Il s'avère que certaines des idées de Philidor, et notamment celle qui lui tenait le plus
à coeur, la force de l'avance d'une phalange de pions, restent valables sous certaines
conditions.
Au fil de cette fascinante plongée dans l'histoire des échecs, le lecteur verra un lien
s'établir entre Philidor et ses successeurs, de Labourdonnais aux grands maîtres
contemporains en passant par Steinitz, Alekhine et consorts. Un petit livre qui aide
à comprendre une facette importante du jeu, et qui rend au champion français la
place qui lui est due au panthéon des échecs.
Contient une sélection de parties de Philidor annotés par Nikolac et une brève biographie.