Paris des avant-gardes : aux rendez-vous des amis, des romantiques aux existentialistes

« À LA FIN TU ES LAS DE CE MONDE ANCIEN TU EN AS ASSEZ DE VIVRE DANS L'ANTIQUITÉ GRECQUE ET ROMAINE. »
[Guillaume Apollinaire]
Le XIX<sup>e</sup> siècle, comme le début du XX<sup>e</sup>, n'ont pas de mots assez durs pour brocarder les classiques. Le péplum, ils ne peuvent plus le voir en peinture, la mythologie, ils ne veulent plus en entendre parier. Gautier, Baudelaire, Rimbaud, Jules Laforgue, tous revendiquent le présent.
Contre les anciens, les modernes doivent s'organiser en cénacles, en sectes, en écoles, en groupes, selon que le mot est choisi ou qu'ils en sont affublés. Romantiques, réalistes, symbolistes, nabis, fauves, cubistes, surréalistes, ils ont leurs rites, leurs rires, leurs rixes, leurs territoires, leurs salons, leurs cafés, leurs jeux, leurs fêtes. Les rendez-vous des avant-gardes se donnent à Paris, pas à Rome !