Le salut des enfants morts sans baptême : d'après saint-Thomas d'Aquin, où est Abel, mon frère ?

Le salut des enfants morts sans baptême
Quel sort Dieu réserve-t-il aux enfants morts sans baptême ? Qui n'a, un jour, fait face à cette douloureuse interrogation ? La mort naturelle d'un enfant lors d'une fausse-couche, la mort provoquée d'un enfant par avortement, la mort enfin d'un enfant né, mais non encore baptisé, ne laissent pas indifférent le théologien. Comment, sans céder à un sentimentalisme sans fondement, vivre cette épreuve dans l'Espérance ?
Le Catéchisme de l'Église catholique publié en 1992 n'a pas repris l'affirmation traditionnelle, mais qui ne remonte qu'au XII<sup>e</sup> ou XIII<sup>e</sup> siècle, de l'existence d'un lieu, les Limbes, où ces enfants, privés à jamais de la vision de Dieu, jouiraient d'un bonheur purement naturel ; en revanche, il a proposé de les confier à la miséricorde de Dieu, « qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2,4).
Après avoir examiné les réponses apportées par les Pères de l'Église et les scolastiques à la question, l'ouvrage s'attache à dégager les éléments susceptibles d'amener l'Église à affirmer un salut conféré par Dieu aux enfants morts sans baptême. D'un point de vue pastoral, il propose la voie d'une intercession pour le salut de ces enfants à ceux qui n'ont pas pu ou voulu leur accorder la grâce du sacrement du baptême.