Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir

Si Fanny Hill est à ce point une curiosité, c'est que
la très prude Albion demanda l'interdiction en 1749
de «ce livre ignoble qui est une insulte à la religion
et aux bonnes moeurs». Au travers de ces Mémoires,
John Cleland ne faisait que brosser le tableau des moeurs
de son temps, lorsque le Tout-Londres s'encanaillait
dans les bouges et les maisons closes... La jeune héroïne,
orpheline, tombée dans les griffes d'une maquerelle,
devient une prostituée de luxe. Mais si Fanny ne dédaigne
pas le plaisir, elle place toujours la vertu au-dessus du vice
et incarne un personnage très «moral» à des lieues des
personnages sadiens. Des phrases élégantes, des tournures
délicates, un petit bijou de lecture du XVIII<sup>e</sup> siècle
avec ce qu'il faut de piment pour en faire un grand
classique de la littérature érotique...