Ô mon pays ! : du côté de chez Beauclerc : histoire anecdotique et illustrée de Domfront-de-l'Orne au XXe siècle, 1900-1958. Vol. 1. Domfront, 1900-1920

Une heureuse exeursion dans le début du siècle dernier par les chemins du Passais
normand autour de Domfront-de-l'Orne, la patrie du fatigant Barbotte-le-Pendu et de la romantique
Muse du Val Nicole , autour d'une cité aujourd'hui du gotha des Plus beaux détours de France.
Un album de famille des temps où démarrent des choses merveilleuses comme l'automobile et
l'aviation, où l'on tutoie familièrement des gens du cru qui se sont élevés au rang de gloires nationales.
Par exemple, un Albert Christophle (ministre), un Auguste Chevalier (savant-explorateur), un
Charles Léandre (peintre et caricaturiste)... mais aussi beaucoup d'autres : en matières d'intelligence
et de sensibilité, le Passais a toujours semé à tout vent, à foison.
Une affreuse et désespérante plongée dans l'enfer de 14-18 auquel, tout comme une autre, la
même « petite patrie » du Passais paie son lourd tribut. Avec des dessins magnifiques (eh bien !
oui...) du chasseur à pied André Paillette et du fantassin Jean Mallet, 2 Poilus-reporters,
Domfrontais pur teint, qui apportent ici une contribution essentielle - et encore inédite jusqu'au
présent ouvrage - au Mémorial de l'immonde et gigantesque boucherie.
1m70 sur la pointe des pieds, 105 kg bien tassés mais ne
pratiquant pas le rugby, Daniel Yvetot n'en aura jamais
fini de regretter la fine silhouette élancée de sa jeunesse.
A peu de chose près sorti d'entre les morts en juillet
1944 à Caen, capitale du Conquérant en 1000 morceaux
pour cause de cataclysme sur la Normandie. Et chez les fous
du Bon Sauveur !... Suite à dernières semaines dans le
ventre maternel 100 pieds sous terre dans les carrières de
pierre de Fleury-sur-Orne - anciennement «Allemagne»...
localité ayant changé son nom en hommage à Fleury-devant-Douaumont
où est l'Ossuaire de Verdun...
Professeur de lettres modernes, a exercé ses talents au
Cambodge, en Côte d'Ivoire, au Bénin puis à la Guadeloupe
avant de poser définitivement ses bagages à Domfront-de-l'Orne
pour sévir au lycée Auguste-Chevalier.
Hédoniste, peu enclin au sérieux (bien que capable de s'y
contraindre) aime beaucoup le whisky, la grande beauté des
très belles femmes (mais n'a pas eu l'heur de fréquenter Ava
Gardner), la lecture, le beau football, la peinture, les jeux de
société, les gauloises bleues et, avant tout, l'amitié et la gentillesse
(celle que les autres peuvent avoir pour lui)...
Déteste comme il n'est pas possible la fatuité, le
m'as-tu-vuisme, la mauvaise foi, le mensonge, le
carriérisme et les chiens de garde des pensées
uniques. Abhorre tout ce qui fait mal à
notre Mère Nature. Et, toujours au coeur
ses années asiatiques et africaines, plaidera
toujours, autant qu'il en aura la force, pour
une humanité rassemblée et de toutes les
couleurs.
Prix du Festival du livre de
Cherbourg 1988 pour Fou la tête , journal
romancé du quotidien de Phnom-Penh
en 1970-71, une évocation
sensible du Cambodge alors
que ce pays du sourire s'enfonce
dans la deuxième
guerre d'Indochine.
De crainte de s'exposer
à des poursuites
judiciaires pour homicide
(même involontaire), ne
veut pas voir son portrait sur la
jaquette d'un livre. Explication
de cette «private joke» en
page 37 du présent ouvrage.