1914-1918 : centenaire de la Grande Guerre. Vol. 1. La Meuse défend la France : terre de garnisons

La Meuse défend la France
Terre de garnisons
En août 1914, l'Europe s'embrase. La Première Guerre mondiale vient de
débuter. Ce n'est pas un hasard, car depuis bien longtemps le feu couve sous la
cendre. Et La Meuse est en première ligne.
Déjà terre militaire depuis le XVII<sup>e</sup> siècle, elle assoit progressivement son
statut de terre de garnisons. Vaucouleurs, Stenay, Commercy, Sampigny,
Saint-Mihiel, Verdun, Montmédy, Bar-le-Duc, confirment la vocation du
département.
- C'est la défaite de 1870 qui fait basculer le destin militaire du département
en le plaçant aux avant-postes défensifs face à une Allemagne désormais à ses
frontières. À compter de 1873 et du départ des troupes allemandes d'occupation,
l'organisation défensive de la France va être profondément modifiée et octroyer une
place importante à la Meuse dans le développement du système Séré de Rivières
destiné à couvrir cette nouvelle frontière Nord-Est.
Ainsi les décennies qui suivent verront la Meuse profondément marquée par
la présence de l'Armée : régiments, casernes, terrains de manoeuvre, vie économique, tout est en place pour forger les hommes de la revanche.
Cette revue dresse un état des lieux avant l'entrée dans la Grande Guerre
en août 1914.