Petits contes de ruse et de malice

Dans la tradition populaire québécoise, on ne trouve pas que des contes de diablerie ou de revenants. Une foule de contes font appel à la débrouillardise et à l'ingéniosité d'un héros. Mais, disons-le, ces histoires sont assez éloignées de la morale. En effet, ce sont des voleurs, des joueurs de tours qui suscitent notre admiration et s'en tirent presque toujours à la fin, justement grâce à leur ruse. Est-ce la raison pour laquelle ces histoires sont moins connues que celles des loups-garous et des diables où la bonne conduite et le repentir permettent aux héros d'être sauvés ? En tout cas, ces contes de ruse et de malice rétablissent un aspect un peu négligé de la vie rurale du Québec du XIX<sup>e</sup> et du début du XX<sup>e</sup> siècle où les habitants n'étaient peut-être pas aussi préoccupés qu'on l'a dit de leurs pratiques religieuses et de leur salut éternel.