Hépatite C : transmission nosocomiale, état de santé et devenir des personnes atteintes

L'infection par le virus de l'hépatite C (VHC), qui touche
environ 1 % de la population française, représente un
problème majeur de santé publique du fait des
complications sévères - cirrhose et hépatocarcinome
notamment - survenant chez une partie des personnes
infectées. En raison de la longueur de la phase
asymptomatique de l'infection (15-20 ans en moyenne)
et d'un pic de contamination situé entre 1980 et 1990, la
mortalité par hépatocarcinome et cirrhose devrait
augmenter jusqu'aux années 2010-2020.
Grâce à l'efficacité du dépistage des donneurs de sang
et à un renforcement de l'application des règles
d'hygiène en milieu de soins, on peut estimer que
l'incidence a diminué de 40 % au cours des années
1990. L'incidence résiduelle des nouvelles
contaminations est largement en rapport avec l'usage
intraveineux de drogue. L'imputabilité d'une infection à
un acte médical se rapporte donc principalement à des
actes anciens ; cette recherche d'imputabilité s'avère
souvent difficile.
Médecine hospitalière et médecine ambulatoire sont
appelées à offrir à chaque personne chroniquement
infectée une prise en charge adaptée au stade de sa
maladie et tenant compte de sa qualité de vie.
Cette expertise collective, réalisée à la demande de la
Direction générale de la santé sous l'égide de l'Inserm,
présente un bilan des connaissances sur l'évaluation
des risques, passés et actuels, de transmission
nosocomiale du VHC et sur l'état de santé et le devenir
des personnes infectées.