Les conquérants d'eux-mêmes

C'est à une promenade au bonheur des
chemins de traverse littéraires et historiques
que nous convie André Brincourt dans cet
essai. Ce qui réunit toutes ces figures ? La
conquête.
C'est Alexandre le Grand, parti au coeur
des ténèbres d'Orient conquérir les confins du
monde - et qui, en ces noces de sang, fera
avant tout la conquête de lui-même. C'est
Lawrence d'Arabie, «démon du sable, héros
travesti, roi sans couronne», qui, à traverser
le désert, s'est fait homme aussi insaisissable
que mythe inoubliable. C'est Malraux, autre
grand «mystificateur» de lui-même, qui
dépassera «la condition humaine» en faisant
de sa propre vie le musée de son imaginaire.
C'est encore Pessoa, Borges, artistes de la
disparition, mais aussi Pouchkine, l'enfant
terrible et trublion de la Russie, mais aussi
Van Gogh, dont la «malédiction» n'est pas
celle que l'on croit, mais aussi Gide, mais
aussi Berl...
Portraits d'hommes allés à la recherche
de l'autre : l'étrange, l'étranger, l'inconnu
du bout du monde, l'inconnu au coeur de
soi-même.