Roman de Baïbars. Vol. 5. La trahison des émirs

Baïbars régna sur Le Caire et Damas au XIII<sup>e</sup> siècle. C'est la
vie de ce sultan mamelouk, célèbre pour avoir arrêté l'invasion
mongole et enlevé aux Croisés leurs principales
forteresses, qui constitue l'argument historique du Roman
de Baïbars , l'un des principaux cycles narratifs populaires
au style étonnamment moderne.
L'histoire du manuscrit n'est pas moins exceptionnelle
que celle de son héros : il a été reconstitué par l'ancien
conservateur du musée des Arts et Traditions populaires de
Damas, qui avait passé des années à collecter les livrets à
une époque où disparaissaient les derniers conteurs. A la
recherche d'un éditeur, les deux grammairiens-traducteurs
auraient abandonné sans l'aide d'André Miquel qui proposa
le Roman de Baïbars à Pierre Bernard. Celui-ci acheta
les quatre cents fascicules, et publia le premier volume chez
Sindbad en 1985.
5 / La Trahison des émirs
Privé du soutien d'un de ses fidèles emprisonné après
de brèves amours avec une princesse chrétienne
convertie à l'Islam, Baïbars voit l'hostilité qui l'entoure
se renforcer. Les émirs complotent pour le livrer
au roi mongol Halawoun. Des bords de l'Euphrate,
où il vainc l'armée d'Hulagu, à Constantinople, où
il défait l'empereur, jusqu'aux ruelles d'Alexandrie
où il est enlevé par les Francs, son destin se poursuit.
Et c'est à Gênes qu'un jeune prince lui dévoilera
l'identité de Jaouane, le moine maudit...