La foire aux atrocités

De William Burroughs à Jean-Jacques Schuhl, de Joy Division à
David Cronenberg, nombreux sont les lecteurs pour qui La Foire aux
atrocités a été une révélation.
Commencé à la fin des années 1960, complété et achevé dans les
années 90, ce roman-laboratoire traverse tous les livres de l'auteur
de Crash, Empire du Soleil, La Bonté des femmes et Super-Cannes -
et les contient tous.
Les stéréotypes nourrissant notre quotidien - la violence, la technologie,
la culture de la célébrité qui envahissent désormais sans
discrimination les musées, les médias et la rue - sont mis à nu dans
ce texte prophétique avec une intensité poétique qui sidèrera le
lecteur contemporain.
Chaque paragraphe de chaque chapitre «expose» une facette de la
catastrophe invisible qui disloque notre monde. Les notes, échos ou
commentaires par lesquels J.G. Ballard a actualisé son propos initial,
font de La Foire aux atrocités un livre aujourd'hui sans équivalent.
Au moment où la réalité semble avoir rejoint la fiction imaginée
naguère par Ballard, où son influence se fait sentir dans tous les
domaines de la création, la réédition de l'état final de ce work in
progress à lectures multiples devrait en toute logique placer ce
«classique moderne» à la place que lui reconnaît la critique anglo-saxonne
: celle du plus grand auteur anglais de la fin du 20<sup>e</sup> siècle.