Unification du monde ou conflits de civilisations ? : actes du colloque

La victoire des Alliés en 1945 a provoqué une grande espérance.
Le monde a paru en voie d'unification. De nouvelles institutions
mondiales visaient à instaurer dans le monde des règles de
droit, à maintenir ou à rétablir la paix entre les peuples. Jamais les
perspectives d'unification du monde n'avaient semblé aussi prometteuses.
Au-delà des institutions, les relations entre les grandes
puissances ont marqué un progrès en dépit d'arrière-pensées qui
ne sont jamais absentes des rapports entre les peuples.
Pourtant l'unification du monde est restée un voeu pieux. La
guerre froide a contredit sérieusement les espoirs provoqués par la
fin du conflit. La course aux armements a repris ; elle s'est même
installée au centre de la relation entre les pays marxistes et les
démocraties occidentales. Certes, des progrès ont été constatés. Et
l'espoir de paix l'a emporté avec la chute du mur de Berlin. Mais,
hélas, les protagonistes des relations internationales ont tourné le
dos à ce monde unifié, grande espérance et grande ambition de
notre temps.
Dès lors, l'idée d'un «conflit de civilisations» n'a cessé de
s'imposer. Des querelles ont éclaté en particulier autour des messages
religieux, tout spécialement en provenance de l'Islam. Le
refus de dialogue, le renforcement des oppositions ont provoqué
incompréhension et inquiétude.
L'Association France - Grande Bretagne a jugé opportun de se
pencher sur cet aspect des relations internationales. Elle plaide en
faveur de l'unification du monde. Pour l'heure, cependant, force
est de constater que des conflits violents ne cessent de ravager la
planète.
Animé et dirigé par Jean François-Poncet, le colloque de
l'Association France - Grande Bretagne a permis d'apporter un
peu de clarté dans tous ces problèmes.