Les deux visages de la religion : fascination et désenchantement

Durant les années 1960, la religion a vécu une révolution. Différents
termes en ont rendu compte : sécularisation, privatisation, individualisation,
ou encore recomposition. S'appuyant sur des observations recueillies
durant la dernière décennie, ce livre de sociologie montre que le changement
annoncé se traduit par une polarisation sur deux pôles distincts
mais formant un continuum : la religion institutionnelle et la religion universelle.
Dix ans après la parution de Croire en Suisse(s) , on découvre ainsi
que la religion évolue en articulant la culture locale à des standards universels
comme par exemple les «droits humains». Ressource personnelle
pour affronter les moments difficiles de la vie, elle est aussi un
moyen d'humaniser la société. Elle n'est donc pas qu'une «affaire privée».