La démocratie post-totalitaire

La démocratie post-totalitaire

La démocratie post-totalitaire
Éditeur: La Découverte
2003203 pagesISBN 9782707142528
Format: PocheLangue : Français

Vivons-nous dans un univers orwellien, conditionnés et surveillés

en permanence par les «nouveaux maîtres du monde» ? On pourrait

le penser à la lecture de certains discours critiques dénonçant le

nouveau «totalitarisme» du marché et des médias. Dans cet essai

stimulant, Jean-Pierre Le Goff rompt avec ce schématisme.

En s'appuyant sur Hannah Arendt et Claude Lefort, il propose une

étude comparative particulièrement éclairante du phénomène

totalitaire et du mouvement de modernisation de la fin du XX<sup>e</sup> siècle.

Il montre ainsi que les sociétés européennes démocratiques

connaissent un processus spécifique de déshumanisation et de

désagrégation, bien différent du totalitarisme. Ce phénomène

«post-totalitaire» constitue le point aveugle des démocraties.

C'est dans ce cadre qu'il convient de resituer le mal-être existentiel

et social et la confusion des médias : le basculement historique des

trente dernières années a débouché sur une vision fantasmagorique

du pouvoir et un antitotalitarisme galvaudé. Pour l'auteur, le

renouveau implique d'en finir avec le manichéisme et l'illusion de la

table rase : les démocraties européennes doivent enfin accepter

l'ambivalence de leur propre histoire, inscrire la modernisation

dans une vision de l'avenir et un projet cohérent. C'est à ce prix

qu'elles éviteront le repli maladif sur elles-mêmes et la rupture avec

le reste du monde.

«[L'auteur] n'a de cesse de décoder son environnement. [...] C'est une

nouvelle fois à une explication de texte qu'il se livre, afin de disséquer

le discours ambiant autour de la dictature des marchés et des médias

tout-puissants. [...] Le militant humaniste qu'est Jean-Pierre Le Goff

prend la parole pour appeler à ne pas renoncer.»

Le Monde-Économie

«Le constat d'insignifiance de notre société et de la vie démocratique

qui la sous-tend, loin de pousser à baisser les bras, se veut un appel

volontaire au sens, voire au bon sens, ce dont nos contemporains

semblent, selon Jean-Pierre Le Goff, singulièrement dépourvus.

Qu'on ne cherche pas ici une expertise plus ou moins scientifique,

mais plutôt le recul réflexif d'une quête des raisons anciennes et des

nouveaux moyens du vivre ensemble.»

Libération

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