Une étoile nommée absinthe : Révolution versus révélation

Une étoile nommée Absinthe
Les Lumières, supernovae dans la galaxie des nations européennes
des XVII<sup>e</sup> et XVIII<sup>e</sup> siècles, y engendrèrent nombre de trous noirs, et
jusqu'à nous. Le moindre n'étant pas les révolutions rationalistes où
s'engloutit ensuite le monde. Ici, c'est un catholique qui s'essaye à
mettre en perspective nos trois derniers siècles, tumultes, terreurs et
massacres, guerres, tout particulièrement l'« inexplicable Vendée »
de 1793, le génocide vendéen de 1794, événements abyssaux si
curieusement niés par notre Histoire.
« Inexplicable Vendée » en effet, dès lors que l'historien ignore
ce qui est pourtant une évidence parmi les ressorts des guerres de
l'Ouest, à savoir le christianisme fraîchement ravivé qui sous-tend
tout de la société d'alors dans ces campagnes-là.
Théologie-anthropologie. En dévoyant en dialectique le dialogue qui,
toujours et partout, structure la Cité, nos révolutions ont dispersé le
peuple, désacralisé la personne, ouvrant l'avenir sur l'amère absinthe
de la déshumanisation. Parce qu'elles se sont cru en puissance
d'affirmer que rien du réel n'échappe à l'analyse rationnelle, elles
se sont mises dans l'obligation de disqualifier toute transcendance,
l'ouverture au mystère du surnaturel.