Mémoire sur les pays bouddhiques

Mémoire sur les pays bouddhiques

Mémoire sur les pays bouddhiques
Éditeur: Belles lettres
2013ISBN 9782251100142
Format: Broché

Précurseur du fameux voyageur et traducteur Xuanzang,

qui se rendit en Inde dans le deuxième quart du VII<sup>e</sup> siècle,

le moine Faxian partit à la recherche de textes de discipline en

399, âgé d'environ soixante ans, avec quelques compagnons.

Il gagna l'Inde du Nord, par les hautes montagnes de ce que

l'on appelait alors les monts des Oignons, puis la vallée du

Gange et enfin l'île de Ceylan, avant de repartir par bateau

vers la Chine qu'il atteint en 412. Le récit qu'il a laissé s'est

confondu avec son autobiographie qui se limite presque

entièrement à cette période de sa vie. L'ouvrage, beaucoup

moins volumineux que le Mémoire de Xuanzang, connu en

français dans la traduction de Stanislas Julien sous le titre de

Mémoire sur les contrées occidentales , est rapidement devenu

un « classique » de la littérature de voyage et pas seulement

un modèle édifiant les fidèles bouddhistes. Visitant les hauts

lieux de la vie du Buddha, Faxian suggère souvent plus qu'il

ne relate les circonstances qui ont donné lieu à l'édification

de monuments, de monastères, de st(...)pa et autres traces du

bouddhisme des premiers siècles. C'est pourquoi la présente

traduction est complétée par les explications de Xuanzang

qui séjourna dans les mêmes lieux deux siècles plus tard et

en laissa des descriptions fleuries.

L'ouvrage a été traduit jadis par Jean-Pierre Abel Rémusat

(1788-1832), à une époque où les connaissances du bouddhisme

en Europe étaient à peu près nulles. C'est donc une nouvelle

traduction qui est proposée aujourd'hui, qui tient compte des

travaux effectués depuis cette période.

La Bibliothèque chinoise accueille,

en édition bilingue, les classiques de la

littérature chinoise en langue classique

dans tous les domaines des lettres et

des sciences (philosophie, histoire,

poésie, politique et militaria, mais

aussi médecine, astronomie, mathématiques, etc.).

Les textes et traductions sont

accompagnés d'une longue introduction

et d'un appareil critique développé

(notes, chronologie, glossaire, cartes et

index).

La possibilité est ainsi offerte au

lecteur non sinophone d'entrer de

plain-pied dans les ouvrages les plus

représentatifs de l'immense production

écrite qui caractérise la culture chinoise,

depuis l'époque de Confucius (551-479 av. n. è.) jusqu'à la chute du régime

impérial en 1911.

À paraitre

Yang Xuanzhi , Mémoire sur les monastères

bouddhiques de Luoyang , traduction par Jean-Marie Lourme

On ne connaît avec précision ni la date de

naissance ni celle de la mort de Faxian et on ne

sait presque rien de sa vie, à l'exception de la

période de son long voyage en Inde. Supposé né

vers 340, entré au monastère dès son plus jeune

âge, il semble s'être concentré sur les questions

de discipline : c'est précisément l'absence de

textes sur lesquels s'appuyer pour étayer les

formes de l'organisation communautaire des

bouddhistes chinois qui détermine Faxian à

entreprendre sa quête de textes originaux.

Il en rapporte une dizaine d'ouvrages dont

certains sont traduits par lui-même. Pourtant,

quoiqu'ayant appris les langues indiennes en

Inde et à Ceylan, il ne semble pas être devenu

un expert et reste plutôt un collaborateur qu'un

traducteur à part entière. Il décède dans les

années 420.

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)