Conduire la première transition au Congo-Zaïre

Le vent de la démocratie souffle sur l'Afrique noire dès 1989. Le
président Mobutu qui le sent, refuse d'être emporté. Le 24 avril 1990,
au cours d'un message à la nation, il proclame la libéralisation de la vie
politique, prononce avec beaucoup d'émotion la mort du Mouvement
populaire de la Révolution comme parti-Etat. Il promet l'organisation
d'élections libres et démocratiques au terme d'une période transitoire
de deux années. Enfin, il annonce la mise en place d'un gouvernement
de transition dont il confie la direction à Lunda-Bululu, alors
fonctionnaire international.
Auscultant le pays à gérer, celui-ci découvre une République en
déliquescence : le Zaïre n'est qu'un colosse aux pieds d'argile, sous
perfusion. Comment redonner conscience à un géant en état
comateux ?
L'auteur éclaire les réponses du premier gouvernement de
transition, ses propositions pour un réveil du peuple congolais, ainsi
que quelques souvenirs du dur mais ô combien exaltant exercice du
pouvoir.