L'enseignement de la lecture fondamentale au cours préparatoire : construction des savoirs de référence d'opérateurs dans le paradigme expert-novice de la France à la RDC

En 1997, le ministère français de l'Éducation nationale publie sur l'illettrisme : 23,4 % à l'entrée en CE2. Luc Ferry, dans Le Point , parle de 40 % à l'entrée en 6<sup>e</sup>. En Côte d'Ivoire, 91,7 % d'échecs au CP, une donnée inacceptable dans ce monde moderne où on ne peut se passer de la lecture sans être gravement handicapé dans sa vie quotidienne.
Qu'est-ce qui est à la base de ces grands taux d'échecs pour un enseignement adapté aux élèves du CP ? Le manque des savoirs de référence a été retenu comme cause.
Faute de mieux, on utilise la méthode globale qui pousse les élèves à deviner le texte plutôt qu'à le lire et la syllabique qui se contente de combiner les lettres et les syllabes sans se préoccuper du sens, vidant ainsi l'alphabétisation de son objectif : décoder pour comprendre le sens de l'écrit.
Dans ce livre, sur base d'une thèse de doctorat, 13 savoirs de référence construits sont présentés. La méthode cognitive pour enseigner la lecture fondamentale avec pertinence est inventée, protégée par un brevet ministériel et formulée : « Des lettres vers les syllabes, les mots, les phrases enfin le texte (avec du sens pour le lecteur] ». Cette méthode, intelligente et intelligible, facilite l'alphabétisation qui a dès lors un sens. Ces savoirs, expérimentés en RDC, baissent le taux d'illettrés « de 95 à 5 % ».
Ce livre est destiné à tous ceux qui s'intéressent à l'alphabétisation. Précieux pour la comprendre, il montre aussi comment ont été construits les 13 savoirs de référence.