131 nuits otage des talibans : Kabul rock radio

«Cette histoire pourrait être une de celles qu'a écrites Lovecraft :
elle commence par une nuit de lune gibbeuse ascendante, un
début d'hiver, dans une ruelle sombre d'un pays des confins. On
y trouve les cultistes mabouls d'une religion exotique qui prépare
son avènement sur le monde, une course dans une vallée obscure et
les aboiements des chiens de guerre. La nuit et l'horreur racontées
par l'esprit d'un homme revenu de l'expérience un peu secoué
et à la marge. La plupart des acteurs de l'histoire sont morts ou
cachés, ou encore plongés dans un quotidien trop lointain pour
venir témoigner.
Mais les bouquins de Lovecraft ne sont pas des histoires d'amour, et
mon histoire est vraie. Et puis, Lovecraft n'a pas tellement le sens de
l'humour, alors peut-être pourra-t-on
dire que mon récit tient aussi
du Thompson ou du Kerouac : un
voyage particulier, une plongée
subjective au coeur de l'Afghanistan,
et de son quotidien complexe
et tragique.»