Shambhala, le royaume rouge : magie et géopolitique au coeur de l'Asie

Dans les années 1920, dans un laboratoire secret, Gleb Boki - un bolchevique spécialiste de
cryptographie, de codes secrets et de surveillance électronique - et son ami Alexandre Bartchenko,
un écrivain occultiste de Saint-Pétersbourg, menèrent en commun des recherches sur la cabbale,
le soufisme, le kalachakra, le chamanisme et d'autres traditions ésotériques, tout en préparant
une expédition au Tibet afin de partir à la recherche de la ville légendaire de Shambhala.
Dans les mêmes années, à New York, le peintre russe émigré Nicolas Roerich et son
épouse Hélène préparaient eux aussi une expédition dans le coeur même de l'Asie profonde,
espérant voir se réaliser la prophétie de Shambhala, c'est-à-dire l'établissement
d'un royaume spirituel qui serait un modèle à suivre pour l'humanité. Pour faire aboutir
leur projet, ils caressaient l'idée d'apparier le bouddhisme tibétain et le communisme.
Associer le marxisme à l'occultisme et au bouddhisme tibétain n'est pas chose habituelle
et pourtant des contacts et des alliances improbables eurent lieu. Shambhala, le
royaume rouge , premier ouvrage à traiter de ce sujet, rend compte d'une partie de ceux-ci
en suivant les itinéraires croisés du dirigeant de la Guépéou Gleb Boki, de l'écrivain occultiste
Alexandre Bartchenko, et des précurseurs du New Age Nicolas et Hélène Roerich.