Ce ne sont que des mots

«Il n'existe aucune preuve étayant la thèse selon laquelle la
pornographie ne cause pas de préjudices, et même les tribunaux
ne cherchent plus de faux-fuyants devant ses ravages.
Le scandale aujourd'hui, c'est que les préjudices qu'elle provoque
constituent la preuve de sa puissance en tant qu'idée
et, que, donc, elle doit être protégée au nom de la liberté
d'expression. Ayant transformé des préjudices réels en idée
de préjudice, et la discrimination en diffamation, les tribunaux
nous disent en substance que, dans la mesure où les
produits sont diffamatoires, c'est-à-dire contiennent des
idées diffamatoires, ils doivent être protégés, même s'ils exercent
une discrimination à l'encontre des femmes en usant de
moyens qui vont de la réification au meurtre.»