Après la fin de l'histoire : un regard sur les révoltes du XXe siècle

Le 28 juin 1914, à Sarajevo, l'archiduc François-Joseph,
héritier de l'empire austro-hongrois, est assassiné. Cet évènement
est le coup d'envoi du XX<sup>e</sup> siècle et de ses horreurs, et est
aussi à l'origine de la création de la Yougoslavie. Et c'est avec
la disparition de cette dernière, quatre-vingts ans plus tard,
que se termine ce même siècle.
Stanko Cerovic raconte la vie et la mort de son pays, si
emblématique de ce temps de ténèbres, les passions et
désillusions politiques, la participation de sa famille, celle de
Milovan Djilas, le meilleur ennemi de Tito, aux grands événements
qui façonnèrent l'Est du continent. Où est la source de la révolte
dans l'homme ? Obsédé par cette question, l'auteur revient sur les
rebellions du siècle - le communisme, l'anticommunisme, la
dissidence, leur échec, et leur sens, si elles en ont un. Cerovic
le croit, et pense qu'elles méritent d'être expliquées, et
parfois même justifiées malgré la terrible impasse à laquelle
elles aboutirent toutes. Marchant sur les traces de l'homme
révolté de Camus, il peut, à l'issue de cet itinéraire spirituel
singulier, faire sienne la célèbre phrase d' Ulysse de Joyce :
«L'Histoire est un cauchemar dont j'essaie de m'éveiller».
Stanko Cerovic s'est mis à écrire dans le no man's land de
l'exil parisien, non pour retrouver une patrie mais pour justifier
sa propre survie. Il nous offre avec cette odyssée européenne
singulière une philosophie de l'histoire, un récit épique,
politique et intimiste à la fois.