Justice expédiée ou expéditive ? : Nicolas Sarkozy et l'invention de la CMU pénale

Le déclin de la sévérité - l'émoussement de la
peine et de son pouvoir d'intimidation - ne
constitue-t-il pas une très coûteuse erreur ?
Devant la multiplication des vols, des violences
faites aux personnes, du vandalisme, voire
des attentats, ne faudrait-il pas revenir à une
politique de répression résolue, c'est-à-dire
qui ose vraiment punir ?
C'est le choix de Rachida Dati, garde des
Sceaux du Gouvernement Fillon, d'où l'invention
de la «Couverture Pénale Universelle».
Notre système répressif actuel, imprégné
d'idées nobles de la doctrine de la défense
sociale est composite dans ses sanctions. Il
comporte, à côté de la peine, largement adoucie
et dès lors beaucoup moins dissuasive,
des mesures de sûreté, qu'inspire et que
façonne un esprit de «médecine sociale».
En attendant de savoir si la force du droit déplacera
la réalité du crime, une constance
s'impose à M. Sarkozy : on ne saurait juger de
la même manière un stationnement prohibé,
une escroquerie, un assassinat.