Ecrire l'histoire à Metz au Moyen Age : actes du colloque, 23-25 avril 2009

Pendant tout le Moyen Âge et au-delà, les Messins eurent le
souci d'écrire l'histoire de leur cité pour exalter leur passé,
justifier leurs droits, voire en revendiquer de nouveaux. Ce
travail d'écriture a été entrepris et poursuivi dans l'entourage
des évêques, où a été rédigée par étapes une histoire
des évêques des origines apostoliques de l'Église messine
jusqu'au XVIe siècle. Les abbayes et les couvents, dans des
annales et des cartulaires, ont conservé le souvenir de leur
fondation et du développement de leur établissement pour
affirmer leur place dans la cité et défendre leurs droits.
À partir du XIVe siècle et jusqu'à la réunion de Metz à
la France, les bourgeois et les patriciens composent des
chroniques en langue vulgaire pour conserver la mémoire
de la communauté urbaine, magnifier son passé et défendre
sa politique. Le résultat est une historiographie et une
hagiographie, d'une remarquable continuité, avec des prolongements
jusqu'au XVIIe siècle. L'étude méthodique de
cette production historiographique, sans équivalent dans
les autres villes françaises, mis à part Paris, fait l'objet
du présent ouvrage, première synthèse sur cette question.