Le Forésien

Anne d'Urfé, dans sa description du Forez, écrite
en 1606, assigne à cette province trente lieues de
longueur et neuf de largeur. Le Forez, devenu département
de la Loire, a conservé les mêmes limites.
Un auteur exact et précis comme d'Urfé est une
bonne fortune pour nous qui croyons le portrait du
Forésien lié à son histoire, à celle du Forez. «Il y a,
dit encore Anne d'Urfé, d'ancienneté treize villes
capitales dont les députés ont voix aux assemblées
qui se font du pays, à savoir : Montbrison, Feurs.
Saint-Germain-la-Val, Cervières, Bouin, Sury-le-Contal, Saint-Guermier, Saint
Bonnet-le-Château, Saint-Rambert, Saint-Étienne de Furan, Roane, Saint-Han et le
Bourg-Argental.» La situation topographique du Forez est fixée ainsi par les anciens
géographes : à l'est le Rhône, au midi les Velauniens, à l'ouest les Arverniens, au
nord les Éduens, qui avaient les Ségusiens pour premiers alliés. Le pays des Éduens
correspond au département de Saône-et-Loire, qui borne aujourd'hui au nord celui
de la Loire, l'Allier au nord-ouest, le Puy-de-Dôme à l'ouest ; au sud la Haute-Loire,
l'Ardèche au sud-est, et le département du Rhône à l'est, sont ses autres limites.