Une fête cénévole à l'Hospitalet : 7 août 1898 : IIIe centenaire de l'édit de Nantes

On excite contre nous des inimitiés ; on travaille
à réveiller les passions religieuses ; le fanatisme
nous honore de ses attaques et part en croisade
contre le protestantisme français. Opposons croisade
à croisade, la croisade de la foi, de la charité, de
la sainteté, à la croisade de l'intolérance et de la
haine. Jadis les champions du christianisme partaient
pour délivrer le saint Sépulcre des mains
des infidèles ; ils avaient une croix sur la poitrine
comme signe de ralliement ; et ils s'encourageaient
au cri de «Dieu le veut !» - Champions de l'Evangile,
marchons, pour délivrer l'âme de notre
patrie du tombeau dans lequel le péché la retient
captive ; marchons, en portant, non pas un signe
extérieur sur nos personnes, mais Christ vivant
dans nos coeurs ; marchons pour chasser les ténèbres,
pour sauver nos frères et pour glorifier Dieu.
Dieu le veut, oui, Dieu le veut. Si nous le voulons
aussi, il n'y aura pas de puissance ni sur la terre
ni dans l'enfer qui soit capable de nous empêcher
de réaliser notre désir et sa volonté.