La science à bout de souffle ?

La science moderne est-elle à bout de souffle ?
À en juger par la raréfaction des grandes
découvertes dans les dernières décennies, on
peut légitimement s'interroger sur sa bonne
santé.
De fait, la science moderne souffre d'un ensemble de maux
qui l'affaiblissent peu à peu. La traditionnelle évaluation
par les pairs est devenue un monstre de bureaucratie
chronophage et coûteux, et la publication dans les grandes
revues internationales un parcours du combattant énergivore.
De l'aveu même des chercheurs, la part du temps
qu'ils consacrent à l'obtention des crédits et aux innombrables
tâches administratives dépasse celle dévolue à la
science proprement dite. Entre publish or perish (publie
ou disparais) et course au financement, le chercheur se
voit plongé dans une compétition exacerbée qui n'échappe
ni aux soupçons de fraude ni à un certain conformisme.
De ce pamphlet virulent et argumenté se dégage la
conclusion que la recherche ne fera pas l'économie d'une
remise à plat de ses modes de fonctionnement, faute de
quoi son mot d'ordre deviendrait : publish and perish...