Océanis, n° 32-2. Fonctionnement des écosystèmes intertidaux en milieu tempéré : séminaire de l'Institut océanographique de Paris, mardi 14 février 2006

Les écosystèmes intertidaux constituent des systèmes naturellement très riches, productifs et diversifiés. S'ils sont étudiés depuis longtemps, leur fonctionnement détaillé reste encore trop souvent obscur. Du fait des grands problèmes d'anthropisation, la recherche a réinvesti ces milieux les plus touchés par les excès de l'activité humaine. Les chercheurs américains ont développé les recherches sur les marais salés. En Europe, c'est la forte pollution des milieux estuariens qui a suscité de nombreux travaux. Les zones rocheuses, touchées par des pollutions pétrolières, ont fait l'objet d'études plus ciblées sur la biodiversité, les processus de restauration et de recolonisation. Les Canadiens et les Britanniques ont également développé des travaux sur les problèmes de fragmentation de l'habitat, de recrutement.
À l'occasion d'un séminaire organisé à l'Institut océanographique de Paris le 14 février 2006, par le professeur Dominique Davoult (Station biologique de Roscoff, université Pierre & Marie Curie - Paris 6), de nombreux aspects de leur fonctionnement ont été abordés, de la dynamique sédimentaire et de ses conséquences sur la structure des écosystèmes rocheux et sableux et sablo-vaseux jusqu'au métabolisme des écosystèmes rocheux et sableux, en passant par l'étude des variations de la biodiversité des systèmes anthropisés, des réseaux trophiques à l'aide d'outils modernes et performants et du fonctionnement des vasières. La diversité des approches montre clairement l'évolution des outils, des savoir-faire et des points de vue, ces dernières années.