Les emprunts du créole haïtien à l'anglais et à l'espagnol : et une analyse de mots créoles formes à partir du suffixe anglais -mann et de la présence de l'anglais dans la nomination des ensembles musicaux

L'emprunt, passage d'un élément (phonologique, morphologique ou
lexical) d'une langue à une autre, est un moyen d'enrichissement (lexical)
d'une langue quand il est bien contrôlé. Il provient du contact de langues,
de l'expérience migratoire et d'autres facteurs. Comme le rapport entre les
langues n'est guère très différent des rapports de force sociopolitiques, les
langues les plus fortement structurées et porteuses d'avantages sociaux sont
les plus prêteuses. Aussi le créole haïtien (CH) fait-il des emprunts plus ou
moins massivement à l'anglais et à l'espagnol. Le premier est plus influent
sur le CH en dépit du fait qu'Haïti partage une frontière longue de 360 km
avec la République dominicaine qui a l'espagnol comme seule langue officielle
et de communication. Cette domination de l'anglais est due notamment à
l'influence des mass media américains et à l'usage d'outils technologiques et
de télécommunications qu'Haïti importe des USA et dont le métalangage de
manipulation est en anglais.
Le livre est divisé en 3 parties : <ol>
- les emprunts du CH à l'anglais : environ 1400 entrées ;
- une étude sur des mots créoles d'origine anglaise terminés en -mann
(de man signifiant homme en anglais) ;
- les emprunts du CH à l'espagnol : plus de 300 entrées.
</ol>