Post mortem : lettre à un père fasciste

Printemps 2002, quelque part en Suisse romande... on
enterre (discrètement) un vieil homme au passé chargé : l'un
des rares citoyens helvétiques à avoir pris ouvertement - et
ce dès avant la guerre - le parti de Hitler. Un pasteur lit au
bord de la fosse un texte bref préparé par le fils défunt, sous
la forme d'une lettre adressée à celui qui s'en va...
Rentré chez lui après la cérémonie funèbre, le fils s'installe
à sa table de travail et commence à noircir furieusement du
papier : il veut finir cette «lettre», achever de dire - de crier
- tout ce qu'il a sur le coeur. Deux mois plus tard, la missive
est devenue un livre : celui dont il est question ici. Où nous
est conté à la fois l'itinéraire d'un esprit fourvoyé et la souffrance
d'un enfant dont la vie, très tôt, fut douloureusement
partagée entre l'amour et la haine.